De taly à saigon- retour à tchong tchouen –mort du commandant de Largée – la mission de long ki – siu tcheou fou – nous nous embarquons sur le fleuve bleu- tchong kin jou- han keou – shanghai – saigon partie 2

Débordé par te nombre, il dut céder deux fois à l’orage, et se réfugier dans le Se- tchouen ; mais il revint à la charge avec une énergie persistante, réoccupa Ta-yao, Pe-yen-tsin, Yuen-ma et Tou-ouen-sieou. Le sultan de Ta-ly dut composer avec ce faible adversaire. Une sorte de trêve tacite fut consentie : les Che-lou-li furent respectés par les mahométans, et Pen-tse-yang ne mit aucun obstacle à la circuta- tion commerciale entre Ta-ly et le Se-tchouen. Grâce à l’énergie d’un homme, la vallée du Pe-ma-ho se trouvait ainsi préservée depuis plusieurs années des dévastations et des pillages qui ruinaient les pays voisins, et Sen-o-kay, que Pen-tse-yang avait choisi pour résidence et où il avait fait élever une citadelle, présentait, lors de notre passage, la physionomie ta ptus vivante et la plus prospère. Un théâtre s’y tenait en plein vent et attirait la foule. Dès notre installation dans la principale pagode, Pen-tse-yang vint me rendre visite. Notre voyage à Ta-ly avait donné une haute idée de notre courage ; nos passeports de Pékin semblaient témoigner d’une grande situation officielle. Fiers des succès qu’ils avaient obtenus, quoique complètement abandonnés par le pouvoir central, les notables de la contrée sentaient qu’ils avaient bien mérité de l’empereur ; ils se figurèrent que « les grands hommes français » étaient de ses amis, et ils m’adressèrent une pétition pour me demander de faire obtenir à Pen-tse-yang les récompenses qu’il avait si bien méritées.

Les chrétiens de la localité vinrent également réclamer ma protection : on voulait les forcer à donner de l’argent pour l’entretien des pagodes et du théâtre de la localité. Je n’eus pas de peine à les faire exempter de toute contribution ayant un tel objet. Pen- tse-yang me supplia de rester quelque temps à Sen-o-kay, pour m’assurer par moi-même de l’état florissant et de la bonne administration de la contrée, et il me remit à son tour des demandes de récompenses pour les chefs placés sous ses ordres.
Malgré les instances de Pen-tsa-yang, nous repartîmes de Sen- o-kay le lendemain, au bruit de nombreuses salves de mousquete- rie. Du haut des hauteurs auxquelles est adossée la ville, nous découvrîmes de nouveau la vallée du fleuve Bleu ; de nombreuses rizières descendent en gradins progressivement élargis jusque sur les bords de l’eau. Nous passâmes le fleuve dans un bac, et nous arrivâmes le jour même à Hong-pou-so. Un grand mouvement de troupes se faisait remarquer sur la route. Les rouges, nous dit-on, reprenaient partout l’offensive ; ils avaient remporté quelques succès dans le centre de la province ; la ville de Tchou-hiong était retombée en leur pouvoir… Leurs victoires étaient dues, ajoutait- on, à la présence dans leurs rangs de soixante-dix Européens bien armés. Notre arrivée était, sans aucun doute, le seul fondement sérieux de ce dernier bruit.

A Hong-pou-so, nous retrouvâmes l’excellent P. Lu, qui ne craignit plus, devant le prestige dont nous revenions entourés, de nous avouer les mauvais traitements que le tsong-ye duvillage lui avait subir, et dont il m’avait dissimulé une partie lors de notre premier passage. Grâce au concours du P. Leguilcher, je pus adresser une plainte détaillée au mandarin d’Houey-li tcheou. Celui-ci me promit bonne et prompte justice, et il s’empressa de faire afficher dans la ville l’édit rendu par l’empereur en faveur de la religion chré-tienne. M. Thorel alla visiter le gisement de cuivre de Tsin-chouy ho, exploité à quelque distance au nord d’Houey-li tcheou. Cette mine est une de celles qui produisent la qualité particulière de cui-vre connue sous le nom de petong ou « cuivre blanc ». J’ai déjà dit, je crois, qu’il y a à Houey-li tcheou des fabriques d’ustensiles de cuivre ; ils se vendent au poids, à raison de deux francs environ le kilogramme. La main-d’œuvre double le prix de la matière première.

Sehen Sie mehr: Vietnam Halong Bucht

You can leave a response, or trackback from your own site.

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.

Powered by WordPress