De taly à saigon- retour à tchong tchouen –mort du commandant de Largée – la mission de long ki – siu tcheou fou – nous nous embarquons sur le fleuve bleu- tchong kin jou- han keou – shanghai – saigon partie 5

Nous fîmes la rencontre d’une caravane de négociants du Kiang-si. Ils viennent chercher dans le sud du Yun-nan un sel de plomb naturel dont le nom chinois est employé pour lafabrication de la porcelaine. Les gens du Kiang-si sont les plus voyageurs de la Chine, et la plupart des grandes hôtelleries que l’on rencontre dans les villes ou sur les routes sont tenues par eux.

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D’après les ordres donnés par les autorités de Tong-tchouen, tous !es mandarins préposés à la garde des marchés qui se trouvaient sur notre route devaient honorer en nous les hôtes de i’empereur et ies envoyés d’une nation amie ; malheureusement, je ne pouvais me résoudre à prendre des allures en rapport, aux yeux des Chinois, avec ma situation de chef de la mission française. Je continuais, comme par le passé, à cheminer à pied, le plus souvent à l’écart de notre petite caravane. La nécessité de conserver un pas régulier afin de mieux estimer la route faite, et de m’isoler pour éviter les causeries et les distractions, me mettait souvent fort en avance. Je traversais donc les villages incognito, plus préoccupé de consulter ma boussole et ma montre que des témoignages de curiosité des paysans. Mon cheval, que je n’enfourchais que dans les occasions solennelles, servait en route aux hommes fatigués de l’escorte. Ce défaut de représentation amenait quelquefois des quiproquos amusants. Le mandarin de Yé-tche-sin, militaire à bouton bleu, crut devoir, le 8 avril, venir m’attendre à une grande distance de cette petite ville ; entouré d’une nombreuse escorte, il s’installa sur le bord de la route, prêt à venir saluer, dès son apparition, le chef de la mission française : mais, suivant mon usage, j’étais fort en avant sur la route de la colonne et enchanté d’échapper à son nez aux honneurs qu’il comptait me rendre ; à ma vue, toute sa suite éclata de rire ; bien loin de supposer que je pouvais être le « grand homme » que l’on venait attendre, on me prit pour le fourrier qui allait préparer ses logements. Mon accoutrement mi- chinois, mi-européen, ma physionomie barbue et étrange, égayèrent fort le bouton bleu et ses satellites. Si je ne les compris pas, je devinai sans peine les lazzis dont j’étais l’objet. Je poursuivis tranquillement mon chemin, et je me perdis bientôt dans les rues de la ville, pendant que le mandarin attendait toujours sur la route, et demandait vainement à nos porteurs de bagages et aux personnes de notre caravane qui défilaient successivement devant lui où était Ngan ta-jen 3. Arriva enfin le P. Leguilcher, qui mit fin à son attente, mais le plongea dans la perplexité la plus vive en lui apprenant la vérité. Le pauvre officier s’imagina que je devais me sentir cruellement offensé. Il revint en toute hâte me faire ses excu-ses, et il s’efforça de calmer mon irritation par des cadeaux.

Je ris de bon cœur avec lui de sa mésaventure, et le lendemain, quand nous quittâmes la ville, il salua mon départ de salves de mousqueterie qui, cette fois, ne se trompèrent pas d’adresse.
Le 9 avril, nous traversâmes, à Kiang-ti, le Ngieou-nan, rivière aux eaux profondes et rapides, qui se jette dans le Kin-cha kiang à douze lieues de là, et qui draine toute la partie du plateau du Yun-nan comprise entre Siun-tien et Ouei-ning. Un bac est installé,Le 10, après avoir gravi les hauteurs qui encaissent le cours du Ngieou-nan kiang, nous entrâmes dans une grande plaine qu’accidentent plusieurs chaînes irrégulières de petites collines. Nous trouvâmes le soir, au petit village de Tao-guen, où nous dûmes passer la nuit, un petit mandarin envoyé à notre rencontre par les auto-rités de Tchao-tong.
Cette ville est le chef-lieu politique de l’une des trois subdivisions ou de la province du Yun-nan, le tong-tao ou «tao de l’Est».

3. Mon nom chinois.
à Kiang-ti, sur un câble jeté entre !es deux rives. Nous entrâmes te surlendemain dans ta grande plaine de Tchao-tong, après avoir vu à Ma-tsao-cou des gisements de tourbe et d’anthracite. Cette ptaine est très bien cultivée ; le pavot y occupe une iarge place ; mais les petites ruisseaux qui la traversent ne fournissent pas toujours une quantité d’eau suffisante pour les besoins de l’agriculture.

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