De taly à saigon- retour à tchong tchouen –mort du commandant de Largée – la mission de long ki – siu tcheou fou – nous nous embarquons sur le fleuve bleu- tchong kin jou- han keou – shanghai – saigon partie 9

Nous nous remîmes en route le 17 avril ; à quelque distance au nord de Ta-kouan, vis-à-vis du village de Kouang-ho-ki, la route franchit la rivière sur un pont suspendu. C’était le premier ouvrage de ce genre que nous rencontrions en Chine : des chaînes de fer de forte dimension sont encastrées dans les culées et raidies entre des piliers placés de manière à se correspondre des deux côtés de la rivière ; des étriers en fer y rattachent le tablier. Grâce au peu d’élévation des points d’appui, ces ponts présentent une courbure inverse de celte des ponts suspendus européens et teurs oscillations sont considérables ; mais leur solidité, qui dépend surtout du bon établissement des culées, est en général très satisfaisante…mehr: Paradise Cruise Halong Bay.

Des Miao-tse habitent les hauteurs qui dominent de tous côtés le Ta-kouan ho. A une grande élévation au-dessus de la route, on découvre, au sommet de rochers qui surplombent, des champs admirablement cultivés : on ne saurait deviner comment on a pu transporter la charrue sur ces petits plateaux qu’entourent de tous côtés des surfaces à pic. Une rivière considérable, qui paraît être le cours d’eau principal de tout ce bassin, vient rejoindre le Ta-kouan ho, en aval de Kouang-ho-ki : c’est la rivière de Co-kouy ; elle traverse une contrée fort riche en métaux. Les mines de plomb argentifère de Sin-cai tse sont célèbres dans toute !a Chine. Les pompes d’épousement occupaient à elles seules avant la guerre plus de douze cents travailleurs. Le régime hydrographique de cette zone, exploitée avec âpreté par ies Chinois depuis le règne de Kien-iong, a été complètement transformé par le déboisement. Les vieillards affirment qu’il y a quatre-vingts ans on franchissait à pied sec, de caillou en caillou, le Co-kouy ho à Sin-cai-tse ; aujourd’hui, cette rivière n’est pas guéable…mehr: 2 tagestouren Mekong delta.

Beaucoup plus bas, à Tong-co-kay, les hommes de cinquante ans se rappellent avoir entendu dire à leurs grands-pères qu’on traversait à gué et que les arbres formaient berceau sur la rivière ; elle a maintenant sept à huit mètres de profondeur. Sur les rives mêmes du Ta-kouan ho, nous trouvâmes des exploitations de charbon. A Kiao-tse-pa, situé à peu de distance dans l’ouest, sont des mines de fer et des fabriques de marmites et de bassines, dont les produits sont expédiés à Siu-tcheou fou. Nous arrivâmes le 20 avril à Lao-oua-tan, gros bourg très commerçant où commence la navigation de la rivière : un pont suspendu d’une portée considérable est jeté d’une rive à l’autre. Lao- oua-tan est un entrepôt important, et c’est le point où s’embarquent aujoud’hui les métaux qui viennent du Yun-nan. Les marchandises légères suivent la route de terre pour aller à Siu- tcheou fou ; la voie fluviale exige deux ou trois transbordements ; elle est plus rapide et peut-être plus coûteuse. Nous nous embarquâmes à Lao-oua-tan, dans une grande barque d’une capacité de trente à quarante tonneaux, et nous pûmes admirer l’habileté avec laquelle les Chinois dirigent ces lourdes embarcations au passage des rapides…mehr: Rundreise Vietnam Kambodscha.

Ils se servent, en guise de gouvernail, d’énormes avirons bordés à l’avant, qu’ils manœuvrent ensemble pour doubler l’effet de la barre et faire pivoter rapide-ment la barque dans les moments difficiles. En deux heures, nous arrivâmes à Pou-eul- tou, petit port situé sur la rive gauche de la rivière, qui a changé de nom et s’appelle maintenant le Houang- kiang. Pendant que nos bagages et une partie de notre escorte conti¬nuaient leur route en bateau, nous mîmes pied à terre et nous nous engageâmes dans la petite vallée qui aboutit à la résidence du vicaire apostolique du Yun-nan. Nous admirâmes dans ce court trajet les paysages les plus variés et les plus pittoresques : de nombreuses sources jaillissaient des parois calcaires de la vallée et, de chute en chute, se perdaient en une poussière argentée qui n’arrivait pas jusqu’au sol ; les plateaux s’étageaient en plusieurs gradins chargés de riches cultures et de riantes habitations. La vailée se terminait brusquement par une cascade haute d’une centaine de mètres…mehr: Halong Vietnam.

You can leave a response, or trackback from your own site.

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.

Powered by WordPress