Départ de Luang Prabang- Les grottes de Pak Hou- Une ource du Menam- Pak Ben- Une barque en perdition Spak Ta- Xieng Khong- Les volcans de Ban Tanoun- Premières difficultés graves- Les sauvages Lemeth- Départ de Xieng Khong- Ruines de Xieng Hai et de Xieng Sen- Souvenirs historiques- Arrivée au rapide Tang Ho- Un coin du paradis terrestre- Route du fleuve à Muong Lim partie 3

Après une journée agitée et bruyante, passée au milieu de cette fiévreuse activité d’esprit que surexcitent un travail incessant, une attention de chaque minute, qu’il m’était doux de saisir ainsi à la dérobée un moment de repos, et de contempler à mon aise une de ces scènes devant lesquelles il m’était interdit de rêver un seul ins-tant pendant le jour ! Quelle aride besogne que celle d’un géographe, et quelle monotone contemplation que celle d’une boussole et d’une montre ! Combien j’enviais ceux de mes collègues que d’autres occupations ne privaient pas, du moins, de l’attrait du voyage et du plaisir de voir se dérouler devant eux de nouveaux paysages, sans autre souci que de les admirer ! Hélas ! plus ces paysages étaient variés, et moins j’avais de loisir. Voici une montagne, vite un relèvement ; une rivière, quel est son nom et d’où vient-elle ? un village, plaçons-le sur la rive ! un rapide, où est le chenal et quelle est la plus grande profondeur de l’eau ? Une distraction d’une seconde ne m’était point permise. Cette gymnastique continuelle, cette préoccupation géographique imprescriptible, qui a été mon lot pendant deux ans, m’a tellement rendu étranger à ce que j’appellerai les jouissances pittoresques du voyage que je le referais aujourd’hui volontiers rien que pour les goûter tout à mon aise.

La nuit était devenue fort noire ; mes Laotiens, immobiles jusque-là, et accroupis silencieux aux extrémités de la barque, me tirèrent de ma rêverie , le courant du Nam Hou nous portait insensiblement vers le fleuve ; il fallait revenir au campement, dont la lueur éclairait la rive à peu de distance.

Le lendemain, la navigation du fleuve se hérissa de difficultés Après s’être dirigé au nord-est depuis Luang Prabang, il revient graduellement dans une direction absolument opposée, en se débat- tant au milieu de roches et de montagnes de plus en plus abruptes. Une fois établi dans cette nouvelle direction, son lit se nettoie sans s’élargir ; les montagnes s’allongent parallèlement à ses rives, en formant plusieurs plans régulièrement étagés. La végétation, d’un aspect plus uniforme, perdrait complètement son aspect tropical, n’étaient les nombreux bananiers sauvages qui se mélangent aux bombax sur les rives du fleuve, et les quelques palmiers gigantesques qui se dressent çà et là sur les cimes des rochers calcaires. Des pins couronnent les lignes de faîte les plus élevées et viennent nous rappeler les paysages de la patrie absente.

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Les villages sont très clairsemés sur notre route. Quelques-uns sont habités par des Laotiens fugitifs des principautés du Nord, entre autres de Muong Kun ou Xieng Tong. Mais les sauvages sont ici plus nombreux que les Laotiens. Ils appartiennent presque tous à la tribu des Khmous. On aperçoit leurs villages échelonnés sur les montagnes des seconds plans, et de légères colonnes de fumée, s’élevant des cimes, ou rampant le long des ravins qui les avoisi- nent, indiquent le lieu d’une exploitation forestière ou l’incendie qui prépare les semailles de la saison.

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