Départ de Luang Prabang- Les grottes de Pak Hou- Une ource du Menam- Pak Ben- Une barque en perdition Spak Ta- Xieng Khong- Les volcans de Ban Tanoun- Premières difficultés graves- Les sauvages Lemeth- Départ de Xieng Khong- Ruines de Xieng Hai et de Xieng Sen- Souvenirs historiques- Arrivée au rapide Tang Ho- Un coin du paradis terrestre- Route du fleuve à Muong Lim partie 16

Ses sauvages habitants s’étaient retirés au plus profond de ses fraîches retraites. J’étais seul à braver l’ardeur du jour et je suivais machinalement les traces de mes pas imprimées sur le sable et mêlées aux nombreuses empreintes des cerfs de toutes les espèces, des sangliers, des éléphants. J’aurai voulu effacer ce double sillon laissé par mon passage et qui semblait faire tache en ces beaux lieux. Ce paysage solitaire du Mékong, l’un des derniers qu’il me fut donné de voir, est profondément resté gravé dans ma mémoire.

Il était nuit quand je rejoignis le campement. Le récit que je fis de ma journée mit l’eau à la bouche de tous les chasseurs de la commission. Je m’engageai à les conduire le lendemain dans cet eldorado où les cerfs se pouvaient prendre avec la main. Ce n’était pas sans remords que je trahissais l’hospitalité qu’il m’avait donné et l’accueil pacifique et presque amical que m’avaient fait ses habitants. Mais, heureusement, notre nombre — nous étions trois ou quatre — et nos conversations — nous discutions avec énergie — leur donnèrent l’éveil. Nous partîmes d’ailleurs trop tard pour les surprendre au milieu de leur toilette matinale. Cette nouvelle excursion fut non une partie de chasse, mais une promenade qu’une pluie torrentielle abrégea de moitié.

Le soir du même jour, douze bœufs porteurs arrivèrent au sala ; ils étaient mis à notre disposition par le gouverneur de Muong Lim. Les chemins affreusement défoncés par la pluie et la côte excessivement rapide qu’il fallait gravir en quittant le campement ne permettaient que de leur donner une charge faible. malgré toutes nos réductions de bagages,nos instrument et nos objets d’échange formaient encore le chargement d’une vingtaine de boeufs. c’était là le chiffre qui avait été demandé. Les huit bêtes de sommes qui manquaient ne devaient, nous dit-on, arriver que le lendemain soir. M. de Lagrée se résolut à partir au point du jour avec tous les autres membres de la commission. Nous congédiâmes définitivement les barques de Xieng Khong, qui attendaient depuis trois jours l’issue des négociations entamées avec Muong Lim. Je dus rester au sala avec deux Annamites pour garder le reste de nos bagages jusqu’à l’arrivée des huits bœufs porteurs annoncés.

J’attendis quarante-huit heures, pendant lesquelles les pluies continuèrent avec une telle force que les eaux du fleuve montèrent de plus de trois mètres et vinrent baigner le pied même des colonnes qui supportaient le sala. J’appris que la plupart des bœufs s’étaient abattus pendant le court trajet de la commission et que leurs fardeaux avaient dû être répartis entre des porteurs.il avait fallu cinq heures pour franchir les quatorze kilomètres qui s’étendent entre le sala et Muong Lim. C’était un indice des difficultés nue nous allions avoir à vaincre en continuant notre voyage par terre pendant la saison des pluies. On m’envoya vingt hommes au lieu des huit bœufs que j’attendais ; je leur partageai le reste des bagages, et le 23 juin je rejoignis avec eux la commission.
Quand on a franchi les deux ou trois petites chaînes de collines qui bordent le fleuve, et entre lesquelles coulent de petits ruisseaux dont le lit sert de route pendant la plus grande partie du trajet, on se trouve dans une grande plaine qu’arrose le Nam Lim et où s’élève le muong de ce nom. Le Nam Lim est une rivière assez considérable, que nous dûmes passer en barque, et qui paraît venir d’un lac situé près de la ligne de partage des eaux du Cambodge et de la Salouen.

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Le campement de la commission était situé à l’une des extrémités du village. C’était une longue maison reposant directement sur le sol et à l’intérieur de laquelle étaient établis des lits de camp. La construction des cases sur des colonnes qui en élèvent le plancher au dessus du sol devenait ici moins générale. Il y avait déjà
grande affluence de monde autour de notre demeure et j’eus quelque peine à y pénétrer.

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