Départ de Luang Prabang- Les grottes de Pak Hou- Une ource du Menam- Pak Ben- Une barque en perdition Spak Ta- Xieng Khong- Les volcans de Ban Tanoun- Premières difficultés graves- Les sauvages Lemeth- Départ de Xieng Khong- Ruines de Xieng Hai et de Xieng Sen- Souvenirs historiques- Arrivée au rapide Tang Ho- Un coin du paradis terrestre- Route du fleuve à Muong Lim partie 1

Au moment de notre départ de Luang Prabang, l’effet des premières pluies s’était déjà fait sentir sur le fleuve, dont les eaux avaient monté de près d’un mètre. Nous nous embarquâmes le 25 mai au matin ; une jolie brise de sud-ouest et la fraîcheur naturelle à notre route aquatique nous promettaient une journée moins chaude et plus agréable que celles que nous venions de passer à notre campement.

Un peu au-dessus de la ville, le fleuve se rétrécit et reprend son aspect sauvage et tourmenté. Les montagnes des rives déroulent leurs crêtes dentelées et leurs surfaces rocheuses ; leurs derniers gradins, qui surplombent les rives du fleuve, sont souvent ornés d’une pyramide, tombeau d’un bonze pieux ou châsse d’une relique imaginaire, dont la forme élancée s’harmonise avec le paysage. Un peu au-dessus de Luang Prabang, sur la rive gauche du fleuve, s’élève un de ces tâts, pittoresquement situé à l’angle formé par le fleuve et un petit affluent. La montagne qui lui sert de piédes¬tal s’appelle Phou Kieo. Un peu plus loin, sur la rive opposée, et à l’entrée d’une de ces cavernes si fréquentes dans les formations calcaires, s’élève une gigantesque statue de Bouddha.

Nous arrivâmes le soir au confluent du Nam Hou, la rivière dont le commandant de Lagrée avait songé un instant à remonter le cours. Vis-à-vis de son embouchure s’élèvent, sur la rive droite du fleuve, de hautes falaises à pic, dans le flanc desquelles s’ouvre une grotte plus profonde que la précédente, et que les indigènes ont transformée en sanctuaire. Nous y montâmes à l’aide d’un escalier pratiqué dans le roc. Les déchirures du rocher dessinent au bas de la gigantesque et irrégulière ouverture de la grotte une sorte de balcon dont la main de l’homme a complété et régularisé les piliers et la rampe. Le coup d’œil que présente le fleuve, de ce point, est plein de grandeur. Ce ne sont plus ces perspectives infinies où le bleu des eaux et du ciel se fondent ensemble sous une éclatante lumière, et où de lointaines lignes de palmiers et de cases à demi cachées sous leur ombre arrêtent seules les contours d’un paysage à la fois monotone et imposant. Ici, le fleuve n’atteint pas trois cents mètres de large, et son cours sinueux est borné de toutes parts par des murailles rocheuses, que surmontent les bizarres dentelures des montagnes du second plan. A une dizaine de mètres au- dessous du spectateur, ses eaux, déjà boueuses et toujours rapides, baignent le pied de l’escalier qui conduit au balcon, et font battre contre le rocher la barque légère qui nous attend. C’est un admirable endroit pour assister aux courses de pirogues, si fréquentes au Laos, ou pour jouir des illuminations à l’aide desquelles les indigènes savent souvent rehausser l’éclat de leurs nuits tropica-les. A quelque distance de là, les eaux noires et calmes du Nam Hou se mélangent aux eaux jaunâtres du Cambodge, et la ligne de démarcation qui les sépare s’éloigne ou se rapproche de l’embouchure de la rivière, suivant le rapport variable de la vitesse des deux courants. Vis-à-vis de nous, sur la rive gauche, un banc de sable tranche vivement, par sa teinte dorée, sur la couleur sombre des roches avoisinantes, derrière lesquelles le soleil a déjà disparu, et dont les cimes s’élèvent noires sur un ciel rouge.

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