Le Yang ta jen- Maladie de M. De Largee – Repugnance des autorités chinoises à nous laisser partir pour Ta-ly – Lettre du P.Fenouil- Je pars pour les pays malhométants de l’Ouest avec une partie de l’expédition – le fleuve Bleu – Houey ly tcheo – Hong pou so- Nous faisons connaissance avec le P Lu – Mine de charbon et population mixtes de Ma-Chang partie 15

Le lendemain au point du jour, après avoir fait passer devant nous tous nos porteurs et leur avoir donné rendez-vous à Tou-touy- tse, nous escortâmes à cheval le P. Leguilcher jusqu’à la porte de la citadelle. Je fis prévenir le commandant du fort que le Père venait lui faire la visite qu’il avait réclamée, mais que l’entrevue ne devait pas durer plus de dix minutes ; si au bout de ce temps le Père n’était pas de retour, nous irions nous-mêmes le chercher. Notre assurance était bien faite pour bouleverser des gens habitués à tout voir trembler devant eux et pour lesquels un pareil langage était une effrayante nouveauté. Le commandant du fort se contenta de communiquer au P. Leguilcher l’ordre qu’il avait reçu de Ta-ly de nous faire escorter jusqu’à la frontière. Le Père lui fit la réponse que j’avais déjà faite au gouverneur de Hiang-kouan et son interlocuteur n’insista plus ; il le pria même d’abréger l’entrevue, de peur, ajouta-t-il, « de dépasser le temps fixé et de causer de l’impatience aux grands hommes ». Nous arrivâmes une heure après à la résidence du Père, où nous prîmes deux jours de repos, nécessités par les fatigues et les émotions des jours précédents.

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Le 7 mars vint un nouveau messager du fort pour prier le Leguilcher de venir « seul » régler avec le commandant mahométan les étapes de notre route. Nous considérâmes naturellement cette communication comme non avenue. Malgré la rapidité avec laquelle nous avions dû faire le trajet de Ta-ly, je n’en avais pas moins pu recueillir quelques renseignements intéressants sur la contrée, ses habitants, ses ressources et son commerce. Le lac de Ta-ly, situé à une altitude de plus de deux mille mètres, mesure environ trente-six kilomètres du nord au sud, sur une largeur moyenne de neuf à dix. Sa profondeur est très considérable ; elle dépasse cent mètres en quelques points. H paraît y avoir quelques îles dans la partie sud-est. Le lac est à un niveau supérieur A celui des rivières avoisinantes et ses infiltrations peuvent alimenter celles du nord et de Test, qui appartiennent au bassin du fleuve Bleu. 11 se déverse ostensiblement à son extrémité sud par une rivière qui va se jeter dans le Cambodge. La forteresse de Hia- kouan, dont j’ai déjà parlé, est construite à l’embouchure de cette rivière ; celle-ci n’est pas navigable. Peu après sa sortie du lac, elle se bifurque en deux bras qui se rejoignent bientôt. Pendant la saison des pluies, les eaux montent de cinq mètres ; pendant la saison sèche, la chaîne des monts Tien Song, qui bordent la rive ouest du lac, y produit des rafales successives, violentes qui rendent difficile la navigation du lac. Cette chaîne, dont j’estime l’altitude à cinq mille mètres, est couverte de neiges pendant neuf mois de l’annee. Sur la rive opposée s’élèvent des collines enchevêtrées qui appartiennent à un soulèvement beaucoup moins important. Entre les montagnes et le lac des plaines, admirablement cultivées, courent en pentes douces vers ses eaux bleues. Leur profondeur et leur limpidité les rendent propices à la conservation et à la reproduction d’un nombre infini de poissons.
Le procédé de pèche le plus fructueux et le plus employé est celui des oiseaux pécheurs.

La hardiesse d’allures des poissons et des oiseaux a fait imaginer aux riverains ce procédé bien supérieur à celui que l’on connaît en Europe sous le nom de pèche au cormoran. Les pêcheurs par-tent de grand matin et avec quelque tumulte pour éveiller l’atten- lion des nombreuses bandes d’oiseaux qui sommeillent autour d’eux. Hs se jettent dans des barques plates munies d’un réservoir, üs se laissent aller à la dérivé, et i’un d’eux, placé à l’avant, émiette sur l’eau d’enormes boulettes de riz. Les poissons accourent en foule et les oiseaux pécheurs, groupes en bandes pressées autour de L; barbue, plongent et reparaissent incessamment avec un poisson au hec. Au fur et à mesure que leur poche se remplit, les bate l’inteneur de la barque, laissant à peine à chacun de ces pécheurs de quoi ne pas encourager sa gloutonnerie.

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