Le Yang ta jen- Maladie de M. De Largee – Repugnance des autorités chinoises à nous laisser partir pour Ta-ly – Lettre du P.Fenouil- Je pars pour les pays malhométants de l’Ouest avec une partie de l’expédition – le fleuve Bleu – Houey ly tcheo – Hong pou so- Nous faisons connaissance avec le P Lu – Mine de charbon et population mixtes de Ma-Chang partie 16

 Après une demi heure, la barque est pleine et les bateliers vont vendre leur pêche au marché.

La plaine de Ta-iy contenait jadis plus de cent cinquante villages, que le sultan a essayé de repeupler presque exclusivement avec des mahométans. La rive orientale est habitée par des populations Min-kia et Pen-ti, qui sont les descendants des premiers colons chinois que la dynastie mongole envoya dans le Yun-nan après la conquête de cette province par les généraux de Khoubilai Khan. Les Min-kia viennent des environs de Nan-kin. Leurs femmes ne se mutilent pas les pieds et les jeunes gens des deux sexes portent une sorte de bonnet de forme originale, orné d’une perle d’argent. Leur costume et leur langage portent une empreinte visible de leur mélange avec les anciennes populations du pays. Ces anciens émigrants chinois sont traités avec mépris par les Chinois purs et il en est résulté un antagonisme qui n’a pas peu contribué à faire garder aux Min-kia la neutralité, au début de la lutte entre les maho-métans et les impériaux. Mais, après quelque temps, le despotisme et les violences des maîtres de Ta-ly n’ont pas tardé à exaspérer ces populations paisibles, et, sous la conduite d’un chef énergique nommé Tong, les Min-kia tinrent longtemps la campagne avec succès contre les mahométans. Tong fut tué dans une rencontre en 1866, et les vainqueurs poursuivirent sa famille avec une rage dont il y a peu d’exemples. Aujourd’hui, les populations des environs immédiats de Ta-ly, désorganisées et sans chef, subissent en frémissant la domination du sultan. Les Pen-ti habitent surtout la plaine de Tong-tchouen au nord du lac et le district des Pe-yen- tsin. Ils ont un costume à part.

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Sous différents noms, les Lolos ou représentants de la race autochtone habitent les sommets des montagnes et ne reconnaissent aucune autorité. Leurs brigandages font trembler la population des plaines. Certains districts des environs de Pien-kio payent à une de leurs tribus nommée Tcha-su une rente annuelle qui est une sorte d’assurance contre l’enlèvement des bestiaux. Cette rente ne préserve pourtant pas de tout dommage et les assurés n’ont droit, quand leurs troupeaux leur sont enlevés, qu’à la moitié de leur valeur.

L’élément tibétain commence à jouer un grand rôle dans l’ethnographie de la contrée. C’est sans doute à ce rameau humain qu’il faut rattacher les tribus Mossos qui habitent la partie supérieure des vallées du fleuve Bleu, du Cambodge et de la Salouen. On peut y voir peut-être les débris de la population du royaume de Tou- fan qui existait au IXe siècle sur les confins du royaume de Nan- tchao ou de Ta-ly.

Je me contenterai de citer les principales tribus mixtes de cette partie du Yun-nan : les Tchong-kia, originaires du Kouy-tcheou ; les Pa-sou, habitant les environs de Li-kian ; les Lama-jen, sur la rive droite du Lan-tsang kiang à cinq jours au nord de Ta-ly, et les Si-fan disséminés sur les frontières du Se-tchouen et du Yun- nan. Cette dernière tribu a encore aujourd’hui les mœurs dissolues qu’avait signalées Marco Polo au XIIIe siècle.

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