Le Yang ta jen- Maladie de M. De Largee – Repugnance des autorités chinoises à nous laisser partir pour Ta-ly – Lettre du P.Fenouil- Je pars pour les pays malhométants de l’Ouest avec une partie de l’expédition – le fleuve Bleu – Houey ly tcheo – Hong pou so- Nous faisons connaissance avec le P Lu – Mine de charbon et population mixtes de Ma-Chang partie 1

Le Yang ta-jen, mandarin militaire à outon rouge, et commandant supérieur de toute la partie du Yun-nan, appelée Tong-tao *, dont Tong-tchouen et Tchao-tong sont les villes principales, s’empressa, dès le lendemain de notre arrivée, de rendre visite au chef de l’expédition. Nous trouvions en lui un de ces généraux un peu improvisés, que leur énergie et leurs talents militaires avaient immédiatement élevés au premier rang. Il avait obtenu de grands succès sur les mahométans, qui, grâce à lui, n’étaient jamais venus jusqu’à Tong-tchouen. Il les avait même refoulés jusqu’à très peu de distance de Ta-ly, en les chassant des villes de Houei-ly tcheou et de Yong-pe. Les mahométans, acculés sur les bords du Kin-cha kiang, paraissaient perdus sans retour, quand le Yang ta-jen abandonna la poursuite et revint tranquillement sur ses pas. La chronique raconte, à ce propos, qu’une mule chargée d’argent avait rappelé à propos au Yang ta-jen que le général ennemi était son parent. Elle ajoutait que son père s’était suicidé en apprenant cette forfaiture. Le Yang ta-jen avait une femme mahométane.

Il ne faut accepter qu’avec la plus grande réserve les bruits que l’on recueille en voyageant dans les pays où n’existe pas, pour ainsi dire, d’opinion publique, et où les nouvelles restent indéfiniment à l’état de rumeurs et de on-dit. Les frayeurs des uns, les exagérations des autres, les préventions et les préjugés populaires peuvent toujours se donner carrière, puisque les récits qu’ils produisent échappent à toute contradiction et à tout contrôle. Que Ton suppose un instant que la presse n’existe pas en Europe, et l’on pourra se figurer, surtout lorsque des commotions ou des bouleversements politiques y auront interrompu le cours régulier des choses, quels bruits fantastiques et quelles singulières nouvelles se propageront dans le public. A vingt lieues de distance, les faits les plus simples seront dénaturés au point de devenir absolument méconnaissables.

C’est là la difficulté à laquelle nous nous sommes heurtés, chaque tois que nous avons voulu, en Chine, nous rendre un compte exact des événements dont nous visitions le théâtre. Les missionnaires qui vivaient chez les mahométans nous ont donné, sur le rôle des principaux acteurs de la lutte, des appréciations diamétralement opposées à celles que nous avions recueillies chez leurs collègues de Test de la province. Ils étaient des deux côtés sans moyen de contrôle pour s’assurer de la réalité des accusations ou des faits d’armes que leur portait la rumeur publique. A force de vivre dans un certain milieu, on finit d’ailleurs par en partager les rancunes ou les sympathies. Notre présence dans la contrée donna lieu, à son tour, à des bruits étranges et à d’incroyables exagérations, dont j’aurai l’occasion de citer des exemples.

1. Les provinces chinoises se divisent en sous-provinces, appetées dont tes gouvernements ont sous teurs ordres piusicurs fou ou départements. Le Yun-nan se divise en trois tao : ie Nan-tao, ou tao du Sud, chef-lieu Yun-nan ; !e Si-tao ou tao de l’Ouest, chef-üeu Ta-ly : c’est ce!ui qui est en partie entre tes mains des mahométans ; et le Tong-tao ou tao de l’Est, chef-lieu Tchao-tong.

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