Muong You- Arrivée de M. de Lagrée- Fabrique d’armes de Sam Tao- Navigation sur le Nam Leuï- La vallée de Muong Long- Une route et un pont chinois- Nouvelles difficultés- Départ pour Xieng Hong- Description de cette ville- Etat politique de la contrée- Populations mixtes de Xieng Hong- Voyage de Xieng Hong à Muong La ou Se-mao- Arrivée en Chine partie 13

Le chef de l’expédition demanda alors à voir le roi et à partir le plus rapidement possible. H fut convenu que Sa Majesté nous recevrait le 5 et que nous partirions le 6 octobre.
Le 5, au moment où la commission se rendait au palais du roi, les mandarins élevèrent des difficultés qui faillirent faire différer notre réception. Hs désiraient connaître à l’avance les cadeaux que nous allions offrir à Sa Majesté. Nulle part, pendant notre voyage, on n’avait élevé cette prétention. M. de Lagrée répondit qu’il ne connaissait point encore le roi, et qu’il ne se déciderait dans le choix des présents qu’après l’avoir vu. « Je n’ignore pas les usages, ajouta-t-il, mais, venu de loin, il ne me reste plus grand-chose. Cependant, après avoir vu le roi, je chercherai ce qui, dans les objets que je possède encore, peut avoir pour lui, à défaut d’autre mérite, celui de la nouveauté. » Cette réponse fut transmise au roi, qui donna l’ordre d’introduire les officiers français.

Sa Majesté habitait provisoirement une mauvaise maison en bambou, de très chétive apparence. La salle de réception avait été ornée à la hâte de tapis chinois ramassés un peu partout, et, pour donner une haute idée de la puissance du souverain, on avait réuni trois ou quatre cents hommes pris au hasard, armés et costumés de la façon la plus irrégulière, et tenant de ta façon la moins martiale des fusils à pierre, des lances et des sabres, rouiltés pour la plupart et peu en état de servir.

Après une assez longue attente, le roi parut, t’assemblée s’inclina, les trompes résonnèrent, quatre petites espingoles firent feu. Nous vîmes un jeune homme de dix-neuf à vingt ans, dont te costume ressemblait fort à celui des paillasses de nos foires ; il était coiffé d’un grand chapeau chinois orné de clochettes et vêtu d’une tunique en soie rouge, à dessous vert, et d’un pantalon blanc : il avait à ta main un sabre à fourreau d’ivoire sculpté. s’assit sur un canapé, tes jambes croisées, raide comme un mannequin, et prononça quelques monosyllabes que te Phya tuong Mangkata traduisit à M. de Lagrée, en longues questions sur le but de notre voyage, le pays d’où nous venions, etc. On fit ajouter à que nous pourrions partir quand cela nous conviendrai servit une collation composée de melons, de pamplemousse et de goyaves. Le roi se retira, entouré des mêmes honneurs jusqu’à son arrivée. Il paraît subir sans résistance ta tuteHe des mandarins.

Le commandant de Lagrée lui fit envoyer, le lendemain, un réoscope, une pièce d’étoffe algérienne, des images, de la poudre et quelques menus objets pour les mandarins, le tout valant à pei^ une centaine de francs. Ici, notre pauvreté pouvait se couvrir la mauvaise humeur que nous avaient inspirée les premiers procédés des autorités locales.

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