Séjour à Luang Prabang- Réception du roi- Environs de Luang Prabang- Le petit chien Tine-Tine- Construction d un tombeau à Mouhot- Quelle route suivrons-nous- Les Lao¬tiens du Nord- Préparatifs de départ- Diminution de nos bagages partie 1

Comme chaque fois que la mission s’approche de la capitale d’une région nouvellet Garnier, avant de nous faire pénétrer dans Luang Prabang, nous donne quelques indications géographiques et historiques sur ce petit royaume alors tributaire du Siam. Puis il relate la réception de la mission et son séjour dans cette ville ; il nous fournit, enfin, quelques données ethnographiques sur les populations de la région.

Vers le 18 mai, les nouveaux renseignements recueillis par le commandant de Lagrée le décidèrent à se remettre en route le plus tôt possible. L’état des contrées au nord de Luang Prabang semblait moins fâcheux qu’il ne nous avait été dépeint tout d’abord.
Il paraissait y avoir presque partout un apaisement réel, et ce résultat était dû à la compression partielle de la révolte mahométane par les Chinois, et à l’autorité que le vice-roi du Yun-nan semblait avoir reconquise sur toute l’étendue des frontières sud de cette province. La route du fleuve était celle à laquelle s’arrêtait définiti-vement le chef de l’expédition, malgré ses préférences secrètes pour la route du Nam Hou. Il fixa au 25 mai la date de notre départ, et demanda au roi les embarcations nécessaires. L’autorité de Luang Prabang cessait, en remontant le Mékong, à Xieng Khong, point où M. Duyshart avait rejoint le fleuve en venant de Ban Kok, et qui dépendait de Muong Nan. C’était donc jusque-là, c’est-à- dire jusqu’à une distance de huit à dix jours de marche, que les autorités locales avaient à nous fournir des moyens de transport. Nous ignorions quel accueil nous ferait le gouverneur de Xieng Khong, et si la route du fleuve, la plus commode et la moins coûteuse pour le transport de nos bagages, était longtemps praticable en amont de cette ville. Il était donc prudent de nous préparer à toute éventualité.

Le commandant de Lagrée était résolu, s’il rencontrait la moindre difficulté de la part des autorités de Muong Nan, à passer sur la rive gauche du fleuve et à se diriger vers le nord-est, en traversant le territoire de Luang Prabang et en utilisant le passeport que lui avait donné le roi en cette prévision. Mais cctte éventualité de trajet par terre nous conseillait de nous alléger le plus possible, en raison de la difficulté de trouver des porteurs, et de la nécessité de les payer d’autant plus chèrement que la saison où nous entrions était plus mauvaise. Chaque officier dut réduire ses effets, de façon à n’avoir qu’une seule caisse pour ses bagages personnels, au lieu des deux qui lui avaient été allouées au départ de Pnom Penh.

Il fallut renoncer à emporter les collections botaniques et géologiques déjà recueillies par MM. Thorel et Joubert, et que le roi de Luang Prabang promit de renvoyer à Ban Kok. Nos deux naturalistes durent même faire d’avance le sacrifice de toute collection future, qui ne pouvait plus être qu’un onéreux embarras et une cause d’insuccès. En même temps que ces échantillons, nous laissâmes à Luang Prabang, pour être transmis à Ban Kok avec eux, les minutes de cartes, ébauches de travaux, livres, instruments, en un mot tout ce qui n’était pas absolument indispensable à nos travaux ou tout ce qui pouvait faire double emploi. Nous fîmes un second lot de hardes, de munitions et d’objets d’échange, qui devait rester à Luang Prabang, et devenir la propriété du roi, si au bout d’un an nous n’étions point revenus dans cette ville.

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