Séjour à Muong Lim- Pénurie de l’expédition- Marché de Muong Lim partie 3

La mission, en effet, a commencé à pénétrer dans les royaumes shans du nord-est de la Birmanie, qu’elle ne pourra traverser, durant l’été 1867, qu’au prix de laborieuses tractations dont il est fait un récit détaillé. Ainsi, le chef de l’expédition en personne est-il obligé de se séparer provisoirement de la majorité de ses compagnons et de s’éloigner de l’itinéraire prévu le long du Mékong, pour rendre visite au roi de Xieng Tong.

Les relations entre le roi de Xieng Tong et les deux officiers français1 devinrent chaque jour plus familières et cordiales : Sa Majesté invitait presque chaque jour ses hôtes à passer la soirée avec lui et, mettant toute étiquette de côté, les accablait de demandes sur les usages français, sur Saigon, la Cochinchine, l’Europe, sur la langue et la science françaises. Les excursions botaniques de notre naturaliste, que l’on voyait rentrer chaque soir avec d’énormes paquets de plantes sous le bras, avaient fort intrigué le roi ; il lui fit apporter un jour plus de cinquante espèces de plantes et resta fort étonné de voir qu’il les connaissait toutes. Il le pria de travailler devant lui, et les bistouris, la loupe, la plume, Vécritoire furent tour à tour l’objet de sa curiosité et de ses questions. Il s’amusait à écrire les noms français de tous les objets et voulut un jour que ses hôtes lui donnassent la représentation d’un repas européen : on fit venir Mouello, l’ordonnance de M. de Lagrée, avec tous ses ustensiles ; on lui fournit poules, œufs, haricots, viande de cochon petits vers de bambou. Le tout fut accommodé séance tenante et servi dans les faïences anglaises et les tasses d’argent qui composaient la vaisselle royale. La femme du roi assistait à ces entrevues intimes et tâchait d’obtenir du docteur quelques remèdes contre les tracas du retour d’âge. Son mari et elle étalaient un nd luxe de bijoux ; à chaque nouvelle visite, ils avaient de nouilles bagues et de nouvelles boucles d’oreilles d’or, où brillaient des diamants et des émeraudes d’une valeur considérable. Le roi était décoré de l’ordre d’Ava, à quinze chaînettes et à quatre plaques d’or ornées de rubis, qu’il portait en écharpe de gauche à droite.

A voir: voyage individuel vietnam

Après avoir vu toutes les lettres dont le commandant de Lagrée était porteur et s’être convaincu de sa sincérité, le prince laotien n’hésita plus à lui accorder la permission de quitter Xieng Tong dès que celui-ci le désirerait, et il fut convenu que les deux officiers français partiraient directement pour Muong You, tandis qu’une lettre irait porter à Muong Yong, au reste de l’expédition, l’autorisation de se remettre en route pour le même point.

Mais le Birman n’entendait point lâcher aussi vite les étrangers qu’il avait réussi à attirer dans ses griffes, et il entassa objections sur objections. La bonne foi du roi finit par s’en irriter profondément.

1. Il s agit du commandant Doudart de Lagrée et du docteur Thorel (NDV)

Sehen Sie mehr: Paradise cruises Halong bay | excursion Ninh Binh | baie halong terrestre | combiné vietnam cambodge 18jours | Circuit Vietnam 12 jours | Voyage sur mesure vietnam

You can leave a response, or trackback from your own site.

Leave a Reply

You must be logged in to post a comment.

Powered by WordPress