Séjour à Muong Lim- Pénurie de l’expédition- Marché de Muong Lim partie 4

Il envoya trois mandarins pour déclarer au Pou Souc qu’il avait désiré voir les étrangers à Xieng Tong ; que ceux-ci étaient venus, que tout le monde avait pu juger de leur honnêteté, que maintenant ils demandaient à continuer leur route et qu’il n’y avait plus qu’à le leur accorder. .Le Birman fit semblant de céder et remit aux envoyés du roi un permis de circulation destiné à M. de Lagrée, que les mandarins, croyant tout arrangé, s’empressèrent d apporter au chef de la mission française. Vérification faite, il se trouva que le susdit permis était un passeport pour circuler à l’intérieur de la province de Muong Yong et que le nom de Muong You n’y était même pas prononcé ! Il fallut revenir à la charge.

Le 3 septembre, munis enfin d’un permis en règle, nos compagnons de voyage partirent pour Muong You après avoir reçu du roi, entre autres cadeaux, un joli cheval qui fut le commencement de la cavalerie de l’expédition. On l’appela Royal2, en raison de sa noble origine.Les atermoiements du Birman avaient évidemment pour but de gagner du temps pour qu’il pût recevoir une réponse d’Ava avant que la commission française eût quitté le territoire birman ; cette réponse dut lui arriver presque en même temps ou deux ou trois jours après le départ de M. de Lagrée de Xieng Hong, d’après les renseignements recueillis par le colonel (aujourd’hui général) Fytche, résident anglais en Birmanie. Voici la lettre que celui-ci écrivait de Rangoun, le 9 août 1867, au gouverneur général de l’Inde : « La commission d’exploration française est arrivée aux Etats shans, tributaires du Yun-nan, à l’est de Bamo. Elle a écrit de Mainglon ou Maingla à la cour d’Ava pour demander l’autorisation de visiter Mandalay. Une réponse favorable lui a été envoyée. Cette réponse est partie de Mandalay vers le 31 juillet. » Cette lettre se terminait par des détails sur les villes de Mainglon et de Maingla, situées sur la route de Ta-ly à Bamo par Young-tchang, détails qu’il est inutile de reproduire. L’honorable officier anglais avait été induit en erreur, on le voit, sur notre situation réelle par les informations des indigènes. La lettre à laquelle il faisait allusion était sans doute celle qui avait été expédiée par le commandant de Lagrée de Muong Lim à Xieng Tong et qui demandait l’autorisation, non de nous rendre à Mandalay, mais simplement de traverser les Etats laotiens tributaires de la Birmanie.

Nous quittâmes Muong Yong le 8 septembre. Il y avait plus d’un mois que nous y séjournions. La lettre de M. de Lagrée, sans nous annoncer la fin de toutes nos traverses, faisait entrevoir au moins que notre voyage avait encore quelques chances de réussite, et nous nous mîmes en route, sinon pleins de force et de santé, du moins plus joyeux et plus confiants que nous ne l’avions été depuis près de trois mois 2 Le terme de « roi » utilisé par l’auteur, faute d’un terme plus adéquat, pour désigner les détenteurs de l’autorité politique dans les portions du territoire birman traversé ne doit pas nous masquer la modestie de l’aire géographique sur laquelle ils étendaient un pouvoir lui-meme vassal de la monarchie birmane (NDP).

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